Équipe d'agents IA 100 % locale pour des documents juridiques
Une équipe d'agents qui prépare les brouillons d'actes d'une agence immobilière, sans qu'aucune donnée client ne quitte ses murs
// À propos du projet
Une agence immobilière remplit à la main ses mandats, ses DIP et ses avenants sur son logiciel métier, en recopiant les informations depuis les dossiers clients stockés sur son serveur interne. Ces dossiers contiennent des cartes d'identité, des contrats de mariage, des RIB, des données patrimoniales.
La contrainte qui a tout décidé
Aucune de ces données ne peut transiter par une API d'IA en ligne. Ce n'est pas de la prudence, c'est une obligation.
Tout le système tourne donc sur une machine posée dans les locaux de l'agence : le modèle de langage, la lecture des pièces scannées, le pilotage du navigateur, l'accès au serveur de fichiers. Aucune clé d'API dans le projet, aucune donnée qui sort du bâtiment.
Ce que ça fait
On écrit une phrase depuis Telegram — « prépare le mandat exclusif du bien 442 » — et l'équipe retrouve les pièces du dossier sur le serveur, les lit, ouvre la fiche du bien dans le logiciel métier, génère le document, le remplit, y injecte les actes liés et le renomme selon la convention de l'agence.
Le remplissage pose plus de cent trente champs en une seule passe. C'est un choix d'ingénierie : cent trente allers-retours, ce serait cent trente occasions d'inventer une valeur dans un acte.
Ce qu'elle ne fait jamais
Elle ne finalise pas, n'envoie pas, ne signe pas. Elle produit un brouillon, relu et validé par un humain. Sur un acte opposable, où une erreur de prix, de durée ou d'identité engage l'agence et ses clients, ce n'est pas négociable.
Trois rôles, trois champs de vision
| Rôle | Ce qu'il voit | Peut-il écrire ? |
|---|---|---|
| Le manager | rien — il planifie et délègue | non |
| Le documentaliste | les dossiers clients, en lecture seule | non, aucun outil d'écriture n'existe pour lui |
| Le rédacteur | les écrans du logiciel métier | oui |
Ce qui sépare les deux spécialistes n'est pas leur compétence, c'est leur périmètre d'observation. Confier à l'un le terrain de l'autre reviendrait à demander une information à quelqu'un qui n'y a pas accès.
Les garde-fous, posés dans le code et pas dans les consignes
- ▹Un journal des actes : chaque outil qui modifie le réel laisse un reçu
- ▹Un refus automatique de tout compte rendu que ce journal ne confirme pas — le système ne peut pas annoncer un travail qu'il n'a pas fait
- ▹Un anti-doublon qui interdit de générer un second acte sur un bien qui en a déjà un ouvert
- ▹Le serveur de fichiers verrouillé en lecture seule à trois niveaux indépendants
- ▹Les identifiants officiels — IBAN, pièces d'identité, numéros fiscaux — expurgés avant tout passage par la messagerie
Une consigne écrite dans un prompt se contourne. Une capacité qui n'existe pas, non.
Le choix du modèle se mesure, il ne se lit pas
Les classements publics ne disent rien de ce métier : ils ne mesurent ni le refus d'agir quand une donnée manque, ni la capacité à ne rien inventer dans un acte. Un banc d'essai maison rejoue donc les vrais parcours de l'agence sur chaque modèle candidat, avec des données entièrement fictives, et c'est lui qui tranche.
Où ça en est
Le système tourne et dix parcours métier sont couverts par le banc. La campagne de comparaison des modèles est en cours. Les suites prévues ajoutent chacune un spécialiste de plus à l'équipe : les mails, puis les publications.